À la cabane chez Solange et Jean-Guy

 

 

 

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Au Québec, le retour du printemps est synonyme de « temps des sucres ».  Solange et Jean-Guy nous accueillent à l'érablière familiale qu'ils exploitent depuis nombre d'années.  Suivons-les dans les différentes étapes de la fabrication du sirop d'érable.

UN MONTAGE BIEN SIMPLE POUR VOUS FAIRE VIVRE CE QUI SE PASSE À NOTRE PETITE CABANE À SUCRE

Jean-Guy déneige une des quatre plates-formes pour les grosses chaudières blanches.  C'est dans ces chaudières que l'on vide l'eau d'érable qui sera acheminée jusqu'à la cabane par le tuyau noir que l'on voit à l'arrière.  Pour les protéger de la neige et de la pluie, on recouvre les plates-formes d'un plastique lorsque la saison des sucres est terminée.  Il y a des marches à ce genre de galerie.  Regardez à gauche du pied de Jean-Guy: la première marche est enneigée, la deuxième un peu moins.

C'est moi qui ai la charge d'apporter la chaudière et les couvercles dans une traîne d'enfant en plastique.  Ça glisse bien sur la neige et ce n'est pas lourd.  Il y a des chaudières en aluminium et d'autres en plastique blanc.  Les couvercles qui se trouvent dans la boîte de carton sont en aluminium.

Jean-Guy perce l'érable à l'aide d'une perceuse qui fonctionne avec une pile.  Il a besoin de deux piles pour entailler 150 érables, car c'est difficile de percer dans du « bois vivant ».  Ça demande beaucoup de pouvoir sur la pile.  La chaudière qui est au premier plan contient les chalumeaux, le marteau pour enfoncer les chalumeaux et la perceuse.

Ici, Jean-Guy enfonce le chalumeau.

Il accroche la chaudière au crochet placé sous le chalumeau,

puis il place le couvercle qui empêchera la neige et la pluie de se mêler à l'eau d'érable, car durant la saison des sucres (5 à 6 semaines), on a toujours quelques jours de neige ou de pluie.

Pour que l'eau coule durant la journée, il faut qu'il y ait des périodes de gel la nuit (-5, -10 degrés C) et de dégel le jour (la température doit monter au-dessus de 0°).  Tôt en avant-midi, l'eau est parfois gelée au bout du chalumeau, car la température est encore sous zéro.  On voit bien ici que la chaudière est enfoncée dans la neige.

Je casse la neige glacée qu'il y a autour de l'arbre pour être capable de placer la chaudière à une hauteur raisonnable.  Quand on la place au-dessus de la neige, elle devient trop haute quelques semaines plus tard, quand le soleil fait fondre la neige.  On se retrouve alors à la mi-saison des sucres avec des chaudières qui ne sont plus à la portée de la main quand on recueille l'eau.  Donc, quand on réussit à mettre la chaudière plus bas au début, elle devient juste à la bonne hauteur lorsque la neige commence à fondre.  Regardez dans le coin arrière gauche: on ne voit la chaudière qu'à moitié, car elle est enfoncée dans la neige.

J'aime percer quelques érables.

J'enfonce le chalumeau.

Deux semaines plus tard, Josiane regarde s'il y a de l'eau dans la chaudière.  Remarquez que la chaudière n'est plus enfoncée dans la neige.  Regardez aussi au loin les autres chaudières.  On voit même que les pieds des érables sont très dégagés.

On voit ici une plate-forme sur laquelle on place deux grosses chaudières blanches qui sont reliées à leur base par un petit tuyau de 5 cm.  On vide l'eau ramassée dans ces chaudières et l'eau s'écoule par gravité dans le tuyau noir que l'on voit un peu à droite des chaudières attachées à un arbre.  Ce tuyau noir est long.  Il va jusqu'au réservoir placé à l'arrière de la cabane à sucre.  Un mince panneau retenu par une brique recouvre les chaudières pour empêcher la neige ou la pluie d'y tomber.  Il y a plusieurs marches à la plate-forme appelée « sauve-pas », car il faut qu'elle soit plus haute que le réservoir derrière la cabane à sucre.

Voici le tuyau qui va jusqu'au réservoir.  Trois grosses branches placées en triangle à quelques endroits soutiennent ce tuyau qui plierait avec le poids de l'eau d'érable, ce qui empêcherait l'eau de s'écouler.  On en voit deux le long de ce tuyau-ci.  Le rectangle gris derrière la cabane, c'est le réservoir d'eau d'érable.  Il y a des marches et une petite galerie pour accéder à ce réservoir.

On voit ici de plus près.  Regardez la vapeur s'échapper de l'ouverture.  C'est la vapeur d'eau qui bout et qui s'échappe de l'évaporateur.  On a deux tuyaux: un pour l'évaporateur et un pour le petit poêle qui nous sert pour la cuisson des repas.

Jean-Guy vide sa chaudière blanche.  Sur une marche, il en a une deuxième  qui devra être vidée elle aussi.  C'est la même plate-forme que Jean-Guy déneigeait sur la première photo, au début du montage.

Ça coule !!!!!!!!!!  Il y a beaucoup d'eau dans la chaudière.  Regardez au bout du chalumeau: il y a une grosse goutte.

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