L'âme solitaire (Extraits)

 

Albert LOZEAU  (1878-1924)
 
Né à Montréal, il étudie à l'Académie Saint-Jean-Baptiste. À l'âge de 18 ans, il est paralysé, ce qui lui permet de développer ses talents littéraires. Émotif, solitaire et nostalgique, il écrit des vers mélancoliques sur la nature, ce qui lui vaudra d'être inclus dans la littérature du terroir. Il était membre de l'École littéraire de Montréal.

 J'attends. Le vent gémit. Le soir vient.

 

 


J'attends. Le vent gémit. Le soir vient. L'heure sonne.
Mon cœur impatient s'émeut. Rien ni personne.
J'attends, les yeux fermés pour ne pas voir le temps
Passer en déployant les ténèbres. J'attends.
Cédant au sommeil dont la quiétude tente,
J'ai passé cette nuit en un rêve d'attente.
Le jour est apparu baigné d'or pourpre et vif,
Comme hier, comme avant, mon cœur bat attentif.
Et je suis énervé d'attendre, sans comprendre,
Comme hier et demain, ce que je puis attendre.
J'interroge mon cœur, qui ne répond pas bien...
Ah ! qu'il est douloureux d'attendre toujours rien ! 

 

Albert LOZEAU  (1878-1924)

 

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