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C'est la fenaison; personne ne chôme.
Dès qu'on voit du jour poindre les
blancheurs,
En groupes épars, les rudes faucheurs
Vont couper le foin au sauvage arome.
Au bord des ruisseaux, d'indolents
pêcheurs
Des saules pensifs dorment sous le dôme;
Et, le soir venu, l'air qui nous embaume
Apporte déjà d'étranges fraîcheurs.
Mais, quand midi luit sur les
fondrières,
Deux à deux, cherchant de blondes
clairières
Où la mousse étend son beau tapis vert,
Des couples rieurs vont sous la feuillée
Par un beau ciel d'or tout ensoleillée,
Le panier au bras, mettre le couvert. |