Fin d'hiver

Maurice ROLLINAT  (1846-1903)

Poète français.  Issu d'un milieu cultivé, Rollinat se met très tôt au piano pour lequel il semble avoir de grandes facilités.  Dans les années 1870, il écrit ses premiers poèmes.  Il les fait lire à Sand qui l'encourage à tenter sa chance.  Seul au piano, le jeune poète exécute ses poèmes en musique.

 

 

 Par ce temps si bénin, après tant de froidure,
Dans les grands terrains gris, sur les coteaux chenus,
On a l'impression parmi ces arbres nus
D'un très beau jour d'été sans fleurs et sans verdure.

Les pieds ne glissent plus sur la terre moins dure
Où les feux du soleil, presque tous revenus,
Allument cailloux, rocs, sable et gazons menus.
Dans l'atmosphère souffle un vent tiède qui dure.

Et çà et là - près d'un marais,
D'un taillis, d'un pacage, auprès
D'un ruisseau bordé de vieux aunes,

Le printemps s'annonce à vos yeux
Avec le vol silencieux
De beaux petits papillons jaunes.

Maurice ROLLINAT  (1846-1903)

 

Photo en provenance du Web

 


 

 

 
 

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