De l'isolement à la solitude

Jean MONBOURQUETTE (1933-2011)

Celui qui voulait devenir « médecin des âmes » est ordonné prêtre dans la congrégation des oblats de Marie-Immaculée et se forme à la psychologie en Californie. Conférencier très apprécié, auteur de nombreux ouvrages consacrés au développement personnel, il est l’un des premiers à avoir voulu relier l’approche psychologique et l’approche spirituelle. Il se spécialise dans la thérapie de couples, ainsi que dans le travail sur le deuil et le pardon.

 

 La blessure de la séparation te conduira-t-elle à l’isolement ou à la solitude ?
As-tu tendance à te replier sur toi-même ? Si oui, demande-toi :
« Est-ce que je m’isole ou est-ce que je m’approfondis dans la solitude ? »
L’isolement peut être une caricature de la solitude ;
aussi, il existe une grande différence entre ces deux attitudes intérieures
qui peuvent être vécues en même temps à des doses variables.
Voici des points de repère qui peuvent t’aider à reconnaître où tu te situes
entre l’isolement stérile et la solitude enrichissante.

L’isolement, c’est...
La peur des autres, l’ennui éprouvé parce qu’on est seul avec soi-même.
Une protection contre toute intrusion de l’extérieur.
Le désarroi et la confusion de son monde intérieur.
Les ruminations et le verbiage intérieurs.
L’angoisse devant sa fragilité et la peur d’être de nouveau rejeté.
Se fermer aux autres par crainte d’être agressé.
Des moments d’agitation intérieure.

La solitude, c’est...
Le retrait sur soi, pour être plus présent avec soi-même.
Le besoin de se recueillir pour se faire de la place.
Rechercher la paix entre ses différents « moi ».
Le silence intérieur fait de Présence.
Accepter sa vulnérabilité et reconnaître que l’on peut dépendre des autres.
L’intimité avec soi-même qui permet de s’ouvrir aux autres.
L’harmonie des diverses parties de soi.

 

Jean MONBOURQUETTE  (1933-2011)

 

Photo en provenance du Web

 


 

 

 
 

Conception graphique Prélude
Tous droits réservés Copyright © 2013