Matin de septembre

 

Albert LOZEAU  (1878-1924)
 
Né à Montréal, il étudie à l'Académie Saint-Jean-Baptiste. À l'âge de 18 ans, il est paralysé, ce qui lui permet de développer ses talents littéraires. Émotif, solitaire et nostalgique, il écrit des vers mélancoliques sur la nature, ce qui lui vaudra d'être inclus dans la littérature du terroir. Il était membre de l'École littéraire de Montréal.

 

Le soleil de septembre au visage apaisé
Donne à l'air matinal la tiédeur d'un baiser.
La haute marguerite, où le bourdon se glisse,
Sous le vent délicat respire avec délice.
Le ciel, exquisément teinté d'or et de bleu,
Que traverse un petit nuage floconneux,
Est rempli d'une paix qui présage l'automne.
Dans le vert du feuillage une feuille détonne.
Et partout sur le sol, avec un bruit léger,
On entend quelque chose errer et voltiger...

 

Albert LOZEAU  (1878-1924)

Photo en provenance du Web


 

 

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